Choisir votre situation
Commencez par le lieu où vous travaillez. Le pays du client, celui de votre employeur et votre résidence répondent à des questions différentes.
Vous travaillez entièrement depuis Lille pour un client belge : le pays du client ne déplace pas votre lieu de travail. Pour un résident fiscal de France salarié d’une entreprise française, cette activité reste exercée en France.
Une prestation sur site en Belgique appelle une vérification Limosa avant le début du travail. L’entreprise de portage française doit aussi faire déterminer la législation sociale applicable : détachement temporaire et activité habituelle dans plusieurs pays suivent des règles différentes.
Oui, pour une mission soumise à Limosa, la déclaration doit précéder le premier jour de travail en Belgique. L’entreprise de portage employeuse, ou son mandataire, la réalise ; vous présentez la preuve Limosa-1 au client avant le début des activités.
Pour un détachement européen relevant du régime général français, l’entreprise de portage demande l’A1 à l’Urssaf avant le départ. Le certificat atteste la législation sociale applicable. Le plafond de 24 mois concerne le détachement, sous conditions.
Le salaire est en principe imposable dans l’État où le travail est exercé. Pour une mission temporaire en Belgique, l’imposition peut rester dans l’État de résidence si les trois conditions de l’article 11 § 2 a) sont remplies, dont 183 jours de séjour au plus par année civile.
Le siège français de l’entreprise de portage ne suffit pas à fixer vos cotisations. Si vous travaillez habituellement dans plusieurs pays et réalisez au moins 25 % du temps de travail ou de la rémunération en Belgique, votre État de résidence, la règle générale désigne la législation belge, hors dérogation accordée.
Pour une mission temporaire au Luxembourg, l’entreprise de portage vérifie le détachement et demande l’A1 si ses conditions sont réunies. Côté impôt, le seuil de 183 jours se mesure sur toute période de douze mois ; la tolérance de 34 jours est un mécanisme fiscal distinct.
Les 25 % et la borne strictement inférieure à 50 % concernent la sécurité sociale. Les 183 jours et les 34 jours luxembourgeois concernent l’impôt. Pour un résident français employé par une entreprise française, un client belge ou luxembourgeois ne suffit pas à ouvrir l’accord-cadre télétravail.
Comparer les points à vérifier
Les compteurs à ne pas confondre
Chaque seuil répond à une question différente| Repère | Portée | Article |
|---|
| Avant le départ | A1 du détachement : législation sociale applicable. | 987/2009, article 15 |
| Avant le début des activités | Limosa pour le travail en Belgique qui y est soumis. | Portail Limosa : délai et preuve Limosa-1 |
| 24 mois | Durée prévisible maximale du détachement, sous conditions. | 883/2004, article 12 § 1 |
| 25 % | Part substantielle dans l’État de résidence en pluriactivité. | 883/2004, article 13 ; 987/2009, article 14 § 8 |
| 25 % à moins de 50 % | Télétravail relevant de l’accord-cadre sur demande ; pays de résidence distinct du pays de l’employeur. | Accord-cadre, articles 2 et 3 |
| 183 jours | Belgique : année civile. Luxembourg : toute période de douze mois concernée. Trois conditions cumulatives dans les deux cas. | Convention Belgique, article 11 § 2 a) ; Luxembourg, article 14 § 2 |
| 34 jours | Tolérance fiscale pour l’emploi au Luxembourg ; prorata éventuel et journées fractionnées comptées. | Protocole point 3 ; accord amiable, point 1 |